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De l'écologie dans le monde - Page 6

  • pollution de l'air, climat : même combat

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    Aujourd'hui encore, dans de nombreuses villes Françaises, nous affrontons un épisode de pollution de 9 à 10 sur une échelle qui en compte 10.. La région parisienne est touchée de plein fouet, de même que la région du nord ou la région Rhône Alpes.

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    Un seuil maximal donc, qui résulte d'un épisode de pollution printanière favorisé par l'anticyclone et les températures douces. Airparif pointe du doigt les polluants incriminés : nitrates d'ammonium et sulfate d'ammonium. Kesako ? Eh bien à la source de ces polluants qui nous empoisonnent les poumons et le reste du corps, les scientifiques désignent l'ammoniac émis par les épandages agricoles (nous sommes en pleine saison des épandages printaniers et l'agriculture est le principal émetteur d'ammoniac en France), les dioxydes d'azote émis par les transports routiers et les dioxydes de souffre émis par la combustion du fioul et du charbon (industrie). Agriculture et transports routiers sont donc à l'origine de cet épisode de pollution et ce sont AUSSI ceux qui émettent les émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique.


    Agir pour l'air, c'est agir pour le climat.

    Nous devons prendre des mesures pour éviter de sortir les bébé en poussette, renoncer au jogging, ou veiller sur les personnes âgées et pour contribuer à réduire l'alerte, nous sommes incités à renoncer à prendre notre véhicule, pour privilégier les transports en commun ou les véhicules électriques en libre-service (type autolib à Paris). La circulation alternée est aussi une piste envisagée à Paris.


    Reste à espérer... qu'il pleuve...

  • En quoi le lin est-il écologique ?

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    Cultivé depuis plus de 5000 ans, le lin est l'une des plus anciennes plantes textiles cultivées. Il s'agit d'une fibre végétale issue d'une culture demandant peu d'engrais et de pesticides. La culture du lin requiert par exemple cinq fois moins d'intrants que celle du coton et aucune irrigation.

     

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    Les procédés de transformation du lin ont par ailleurs évolué et respectent l'environnement en ne produisant pas de déchet mais des produits dérivés (pâte à papier, graines et huile de lin,...). L'étoffe s'obtient en fait par macération des tiges de lin à même le sol, sous l'action des intempéries, afin d'en extraire les fibres qui seront ensuite tissées.

     

    Principalement utilisée pour la fabrication de vêtements, de linge de maison et de tissus d'ameublement, la qualité de fibre naturelle du lin en fait une étoffe anallergique et lui donne la propriété d'être un régulateur thermique.

  • Récupération et utilisation de l'eau de pluie

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    L’homme a toujours récolté l’eau de pluie. Depuis les romains qui n’en perdaient pas une goutte au fil de leurs aqueducs, dans toutes les cultures l’eau a été précieuse. Aurait-on oublié ?

    Aujourd’'hui notre météo répercute aléatoirement mais implacablement les dérèglements climatiques. Les quantités de neige sur les Alpes françaises méditerranéennes qui alimentent nos rivières se réduisent, plusieurs études le confirment.

    Et déjà certaines années, l'’eau devient rare en France : les dernières sécheresses de 2003 et 2006 nous le signalent !

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    Comme l’'indique l’article 641 du Code Civil, un propriétaire a le droit de capter et d'’utiliser l’'eau pluviale qui tombe sur sa propriété . Plus qu'’un droit, ne serait-ce pas un devoir ?

    En Belgique c'’en est un. Depuis 2002 le gouvernement a légiféré sur l’'obligation d’intégrer des cuves de récupération d’eaux pluviales de toute construction neuve à des fins d’utilisation pour les WC et en extérieur !

    En France, le prix du m3 d’eau a augmenté globalement de 40% les 10 dernières années - de 1995 à 2005 - selon l’'indice Insee.

    Et puis, est-ce bien utile d’utiliser de l’eau potable (et d’en payer le prix !) pour les lavages, l’arrosage mais aussi les toilettes et les lessives ? 54% de l’eau consommée est destinée à des usages qui ne nécessiteraient pas d’eau potable ! Oů est passé le bon sens alors que le coűt d’'assainissement représente plus de 30% du coűt global de l’eau sortant de notre robinet…. Là aussi récolter l'’eau de pluie est une solution d’'intérêt collectif !

    Récupérer l’eau pluviale via les toitures est devenue une réalité pour un nombre croissant de propriétaires, promoteurs immobilier, maîtres d'oe’œuvre et entreprises qui prennent en considération l’écologie, les économies d’énergie et le respect de l’'environnement.

    C’est aussi de l’autonomie et du confort maintenus en cas de restriction d’eau (arrosage, appoint piscine,..) et une sécurité : alimentation des réserves à incendies.

    La récupération d'’eau pluviale concerne ainsi non seulement les utilisateurs privés (arrosage, WC, piscine, ...) et les utilisateurs publics (hôtels, services techniques, alimentation sanitaires, …), mais également les collectivités (économie sur les surdimensionnement des réseaux d'’eau pluviale et limitation d’apports d’eaux pluviales dans les stations d’épuration, diminution du besoin d’installations de production d’eau potable, eau pluviale utilisée pour le nettoyage des voiries, des véhicules de fonction, l’arrosage des espaces verts et des terrains de sport, le remplissage des bassins d’agrément et réserves à incendie,..), les agriculteurs et viticulteurs (réserve d’eau disponible en cas de restrictions lors des périodes de sécheresse), les entreprises et les industriels (utilisation en eau de process, de refroidissement, stations de lavage,…).

    L'’eau pluviale est naturellement adaptée à l’arrosage (8% de nos dépenses en eau) et au nettoyage (4%).

    'L’eau utilisée à l’'intérieur de la maison se répartit ainsi : 31 % pour les WC, 9 % pour le lave-linge, 4 % pour le lave-vaisselle, 4 % pour l’entretien ménager et 3 % pour les utilisations diverses. Les bains et douches représentent 37 % de notre consommation d’eau.

    L'’eau de pluie pourrait ętre utilisée pour ces postes, et permettre ainsi l’économie directe d’eau potable, mais également des économies indirectes. Par exemple, la durée de vie des appareils serait prolongée par l’utilisation d’une eau douce sans présence de calcaire. Ceci s’accompagne d’une économie supplémentaire sur les produits anti-tartres et la lessive.

    Un geste de plus pour préserver notre planète

  • Comment soutenir le développement du tourisme de nature

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    Aujourd’hui la destination France n’est pas identifiée comme destination de tourisme de nature. La notoriété de certains territoires encore réservée à des spécialistes, à des clientèles de passionnés, ornithologues, photographes animaliers ... ne se traduit pas par une consommation touristique émanant de clientèles diversifiées et quantitativement importantes. Il y a fort à faire. Il y a tout d’abord à assurer la crédibilité de la destination en favorisant une politique active de communication afin de créer l’image et la notoriété auprès des clientèles françaises et étrangères. Le représentant du TO Nature Trek a ainsi souligné par exemple combien l’inscription dans les catalogues est importante pour crédibiliser une destination et attirer l’attention des clientèles...même celle des individuels qui ne passeront pas obligatoirement par leurs services.

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    Par ailleurs des interventions publiques à l’échelle des territoires apparaissent nécessaires pour épauler le développement : tout d’abord à l’évidence, comme plusieurs échanges entre des participants l’ont souligné, pour réunir deux mondes : les opérateurs et prestataires touristiques (hébergeurs, prestataires de loisirs de plein air...) et les naturalistes, (prescripteurs, prestataires potentiels en guidage et médiation nature) qui s’ignorent ou ne savent pas suffisamment comment travailler ensemble pour structurer l’offre et la commercialiser.

    Intervention publique ensuite pour encourager la qualification et l’adaptation des hébergements et des services touristiques existants. La France se caractérise par une multitude de petites structures qui participent certainement à l’attractivité de la destination. Encore faut-il qu’elles soient en capacité de répondre au haut niveau d’exigence en terme de confort, de caractère et de qualité des services. Ainsi le Tourisme de nature étalé sur plusieurs saisons, diffusé sur un territoire, peut-il être facteur déclenchant d’une qualification de l’offre touristique, des hébergements et des services qui sera bénéfique en réalité à des marchés diversifiés.

    Et que la dynamique engagée par des territoires tels que les Parcs Nationaux et les Parcs naturels régionaux, ainsi que les initiatives lancées par des opérateurs touristiques ou par des associatifs trouvent écho et appui auprès des institutionnels.

     

  • Le tourisme rural 

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    Le tourisme durable, c’est d’abord et toujours du développement économique. C’est par cette sacro sainte dynamique de la création d’activités productives que l’on attend le progrès, l’épanouissement de l’homme. En conséquence, le patrimoine naturel et culturel des parcs et autres espaces protégés ne peut pas être considéré autrement que comme une ressource, un capital à fort potentiel touristique (principe n° 1 de la charte). L’existence d’un marché est même considérée comme un mode de valorisation des ressources naturelles. C’est peut-être même une chance (cf. la sauvegarde de la faune africaine dans des parcs justifiés et alimentés par le tourisme ; et plus près de nous, la nouvelle mode des produits du terroir annoncés biologiques). Le tourisme durable est un nouveau fonds de commerce, un nouveau créneau, avec ses produits, ses circuits de commercialisation, sa publicité...

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    Cependant, le tourisme durable innove parce qu’il recommande des pratiques nouvelles (comme le camping nature et esthétique) , en terme environnemental et social. Il suppose bien sûr la préservation du patrimoine naturel (principes 2 et 3). Il reprend le postulat que le tourisme « contribue de manière positive au développement économique local », mais pas à n’importe quelles conditions : il s’oppose implicitement aux implantations ex nihilo, et recommande une intégration dans l’économie locale (principe 4) ; il prône un équilibre entre tourisme et autres activités, dites traditionnelles. Le développement est ici envisagé d’une autre manière, peu intensive, en relation avec les autres activités, dans le respect des touristes et des accueillants. Il reconnaît de nouvelles formes d’emploi, est attentif aux conditions de travail des salariés et à l’accueil des clientèles.

    Le tourisme durable apparaît comme une variété de développement local, respectueux de l’environnement, des hommes, mais c’est toujours du développement économique. Face aux abus et à la perversité du tourisme de masse, les promoteurs du tourisme durable veulent moraliser une activité commerciale, ou mieux, ils ont l’intention, tout au moins dans certaines versions, de redonner du sens à l’activité économique, à remettre l’économie au service de l’homme (Teyssandier, 2000).

    Cette proposition de développement n’est pas simple à mettre en œuvre. Ses promoteurs proposent une stratégie et des méthodes adaptées : « il s’agit d’une approche globale ... qui doit donc se fonder sur un diagnostic complet des besoins d’un territoire et de ses potentiels touristiques » ; « il faut planifier, gérer et évaluer régulièrement »