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De l'écologie dans le monde

  • En quoi le lin est-il écologique ?

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    Cultivé depuis plus de 5000 ans, le lin est l'une des plus anciennes plantes textiles cultivées. Il s'agit d'une fibre végétale issue d'une culture demandant peu d'engrais et de pesticides. La culture du lin requiert par exemple cinq fois moins d'intrants que celle du coton et aucune irrigation.

     

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    Les procédés de transformation du lin ont par ailleurs évolué et respectent l'environnement en ne produisant pas de déchet mais des produits dérivés (pâte à papier, graines et huile de lin,...). L'étoffe s'obtient en fait par macération des tiges de lin à même le sol, sous l'action des intempéries, afin d'en extraire les fibres qui seront ensuite tissées.

     

    Principalement utilisée pour la fabrication de vêtements, de linge de maison et de tissus d'ameublement, la qualité de fibre naturelle du lin en fait une étoffe anallergique et lui donne la propriété d'être un régulateur thermique.

  • Récupération et utilisation de l'eau de pluie

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    L’homme a toujours récolté l’eau de pluie. Depuis les romains qui n’en perdaient pas une goutte au fil de leurs aqueducs, dans toutes les cultures l’eau a été précieuse. Aurait-on oublié ?

    Aujourd’'hui notre météo répercute aléatoirement mais implacablement les dérèglements climatiques. Les quantités de neige sur les Alpes françaises méditerranéennes qui alimentent nos rivières se réduisent, plusieurs études le confirment.

    Et déjà certaines années, l'’eau devient rare en France : les dernières sécheresses de 2003 et 2006 nous le signalent !

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    Comme l’'indique l’article 641 du Code Civil, un propriétaire a le droit de capter et d'’utiliser l’'eau pluviale qui tombe sur sa propriété . Plus qu'’un droit, ne serait-ce pas un devoir ?

    En Belgique c'’en est un. Depuis 2002 le gouvernement a légiféré sur l’'obligation d’intégrer des cuves de récupération d’eaux pluviales de toute construction neuve à des fins d’utilisation pour les WC et en extérieur !

    En France, le prix du m3 d’eau a augmenté globalement de 40% les 10 dernières années - de 1995 à 2005 - selon l’'indice Insee.

    Et puis, est-ce bien utile d’utiliser de l’eau potable (et d’en payer le prix !) pour les lavages, l’arrosage mais aussi les toilettes et les lessives ? 54% de l’eau consommée est destinée à des usages qui ne nécessiteraient pas d’eau potable ! Oů est passé le bon sens alors que le coűt d’'assainissement représente plus de 30% du coűt global de l’eau sortant de notre robinet…. Là aussi récolter l'’eau de pluie est une solution d’'intérêt collectif !

    Récupérer l’eau pluviale via les toitures est devenue une réalité pour un nombre croissant de propriétaires, promoteurs immobilier, maîtres d'oe’œuvre et entreprises qui prennent en considération l’écologie, les économies d’énergie et le respect de l’'environnement.

    C’est aussi de l’autonomie et du confort maintenus en cas de restriction d’eau (arrosage, appoint piscine,..) et une sécurité : alimentation des réserves à incendies.

    La récupération d'’eau pluviale concerne ainsi non seulement les utilisateurs privés (arrosage, WC, piscine, ...) et les utilisateurs publics (hôtels, services techniques, alimentation sanitaires, …), mais également les collectivités (économie sur les surdimensionnement des réseaux d'’eau pluviale et limitation d’apports d’eaux pluviales dans les stations d’épuration, diminution du besoin d’installations de production d’eau potable, eau pluviale utilisée pour le nettoyage des voiries, des véhicules de fonction, l’arrosage des espaces verts et des terrains de sport, le remplissage des bassins d’agrément et réserves à incendie,..), les agriculteurs et viticulteurs (réserve d’eau disponible en cas de restrictions lors des périodes de sécheresse), les entreprises et les industriels (utilisation en eau de process, de refroidissement, stations de lavage,…).

    L'’eau pluviale est naturellement adaptée à l’arrosage (8% de nos dépenses en eau) et au nettoyage (4%).

    'L’eau utilisée à l’'intérieur de la maison se répartit ainsi : 31 % pour les WC, 9 % pour le lave-linge, 4 % pour le lave-vaisselle, 4 % pour l’entretien ménager et 3 % pour les utilisations diverses. Les bains et douches représentent 37 % de notre consommation d’eau.

    L'’eau de pluie pourrait ętre utilisée pour ces postes, et permettre ainsi l’économie directe d’eau potable, mais également des économies indirectes. Par exemple, la durée de vie des appareils serait prolongée par l’utilisation d’une eau douce sans présence de calcaire. Ceci s’accompagne d’une économie supplémentaire sur les produits anti-tartres et la lessive.

    Un geste de plus pour préserver notre planète

  • Comment soutenir le développement du tourisme de nature

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    Aujourd’hui la destination France n’est pas identifiée comme destination de tourisme de nature. La notoriété de certains territoires encore réservée à des spécialistes, à des clientèles de passionnés, ornithologues, photographes animaliers ... ne se traduit pas par une consommation touristique émanant de clientèles diversifiées et quantitativement importantes. Il y a fort à faire. Il y a tout d’abord à assurer la crédibilité de la destination en favorisant une politique active de communication afin de créer l’image et la notoriété auprès des clientèles françaises et étrangères. Le représentant du TO Nature Trek a ainsi souligné par exemple combien l’inscription dans les catalogues est importante pour crédibiliser une destination et attirer l’attention des clientèles...même celle des individuels qui ne passeront pas obligatoirement par leurs services.

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    Par ailleurs des interventions publiques à l’échelle des territoires apparaissent nécessaires pour épauler le développement : tout d’abord à l’évidence, comme plusieurs échanges entre des participants l’ont souligné, pour réunir deux mondes : les opérateurs et prestataires touristiques (hébergeurs, prestataires de loisirs de plein air...) et les naturalistes, (prescripteurs, prestataires potentiels en guidage et médiation nature) qui s’ignorent ou ne savent pas suffisamment comment travailler ensemble pour structurer l’offre et la commercialiser.

    Intervention publique ensuite pour encourager la qualification et l’adaptation des hébergements et des services touristiques existants. La France se caractérise par une multitude de petites structures qui participent certainement à l’attractivité de la destination. Encore faut-il qu’elles soient en capacité de répondre au haut niveau d’exigence en terme de confort, de caractère et de qualité des services. Ainsi le Tourisme de nature étalé sur plusieurs saisons, diffusé sur un territoire, peut-il être facteur déclenchant d’une qualification de l’offre touristique, des hébergements et des services qui sera bénéfique en réalité à des marchés diversifiés.

    Et que la dynamique engagée par des territoires tels que les Parcs Nationaux et les Parcs naturels régionaux, ainsi que les initiatives lancées par des opérateurs touristiques ou par des associatifs trouvent écho et appui auprès des institutionnels.

     

  • Le tourisme rural 

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    Le tourisme durable, c’est d’abord et toujours du développement économique. C’est par cette sacro sainte dynamique de la création d’activités productives que l’on attend le progrès, l’épanouissement de l’homme. En conséquence, le patrimoine naturel et culturel des parcs et autres espaces protégés ne peut pas être considéré autrement que comme une ressource, un capital à fort potentiel touristique (principe n° 1 de la charte). L’existence d’un marché est même considérée comme un mode de valorisation des ressources naturelles. C’est peut-être même une chance (cf. la sauvegarde de la faune africaine dans des parcs justifiés et alimentés par le tourisme ; et plus près de nous, la nouvelle mode des produits du terroir annoncés biologiques). Le tourisme durable est un nouveau fonds de commerce, un nouveau créneau, avec ses produits, ses circuits de commercialisation, sa publicité...

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    Cependant, le tourisme durable innove parce qu’il recommande des pratiques nouvelles (comme le camping nature et esthétique) , en terme environnemental et social. Il suppose bien sûr la préservation du patrimoine naturel (principes 2 et 3). Il reprend le postulat que le tourisme « contribue de manière positive au développement économique local », mais pas à n’importe quelles conditions : il s’oppose implicitement aux implantations ex nihilo, et recommande une intégration dans l’économie locale (principe 4) ; il prône un équilibre entre tourisme et autres activités, dites traditionnelles. Le développement est ici envisagé d’une autre manière, peu intensive, en relation avec les autres activités, dans le respect des touristes et des accueillants. Il reconnaît de nouvelles formes d’emploi, est attentif aux conditions de travail des salariés et à l’accueil des clientèles.

    Le tourisme durable apparaît comme une variété de développement local, respectueux de l’environnement, des hommes, mais c’est toujours du développement économique. Face aux abus et à la perversité du tourisme de masse, les promoteurs du tourisme durable veulent moraliser une activité commerciale, ou mieux, ils ont l’intention, tout au moins dans certaines versions, de redonner du sens à l’activité économique, à remettre l’économie au service de l’homme (Teyssandier, 2000).

    Cette proposition de développement n’est pas simple à mettre en œuvre. Ses promoteurs proposent une stratégie et des méthodes adaptées : « il s’agit d’une approche globale ... qui doit donc se fonder sur un diagnostic complet des besoins d’un territoire et de ses potentiels touristiques » ; « il faut planifier, gérer et évaluer régulièrement »

  • Angleterre : voyage au Hampshire - fin

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    Fin du voyage dans le Hamphire : partie 1 , partie 2 ici.

    Back to the future

    Certes, j’envisageais ce voyage dans le Hampshire comme une balade dans le temps, mais je ne m’attendais pas à me retrouver projetée dans le futur ! Bienvenue à Basingstoke, l’une des plus grandes villes du comté. Des hauts buildings, des tours vitrées, des ponts suspendus. Me voilà cette fois-ci dans un mauvais film d’anticipation des années cinquante. Ce quartier ressemble à tout prendre à l’image que devaient se faire nos grands-parents des villes de l’an 2000. Ne manquent plus que les voitures volantes et le nuage noir de pollution.





    Sur les traces de Jane Austen

    austen.JPGImpossible d’entreprendre un voyage dans le Hamphire sans se retrouver, au détour d’un chemin, face au destin extraordinaire de Jane Austen. En quarante ans de vie et six romans seulement, elle a créé un univers qui s’étend bien au-delà des frontières du pays. Rivalisant Shakespeare lui-même en termes d’adaptations cinématographiques et télévisuelles de ses œuvres, elle a séduit des millions de lecteurs de par le monde. On vient de Paris, Pékin, ou New York pour jeter ne serait-ce qu’un coup œil à la maison qu’elle habita les dernières années de son existence, ici, à Chawton, en plein cœur du comté. Cette maison où elle a écrit et adapté la plupart de ses romans…





    Certes, d’autres villes du Hampshire permettent elles-aussi une petite incursion dans sa vie. A Southampton, quelques plaques commémoratives signalent les lieux qu’elle a fréquentés. Sa maison n’existe malheureusement plus, les bains où elle se rendait ¬– sur une lubie princière, ce port fut un jour station thermale – ont disparu, les rues pavées qu’elle arpentait avec sa famille ont été recouvertes de goudron. Seuls le Dolphin Hotel, où l’un de ses frères l’a amenée danser pour ses 18 ans, et l’église Ste Mary, où le baptême de sa filleule a été célébré, sont encore sur pied.


    De même qu’à Winchester, l’appartement qu’elle a occupé les semaines précédant sa mort, alors qu’elle souffrait d’une maladie qui divise encore les spécialistes. Elle s’était rendue dans l’ancienne capitale dans l’espoir d’y recevoir des soins… En vain. Nul espoir pour le visiteur de pénétrer dans ce lieu où elle a rendu son dernier soupir, dans les bras de Cassandra, sa sœur bien-aimée : il appartient aujourd’hui à des particuliers. Dans la cathédrale, une pierre tombale rappelle simplement qu’elle y est enterrée.


    A Chawton, la modeste demeure de briques rouges où elle vivait avec sa mère et sa sœur offre l’inestimable possibilité de s’immerger dans son monde. Aucune peine à se l’imaginer en train de jouer sur ce piano, de préparer le thé pour sa famille, de gravir cet escalier pour rejoindre la chambre qu’elle partageait avec Cassandra. Quant à la table sur laquelle elle écrivait ses romans, minuscule petite pièce de bois octogonale qui a vu naître ces héroïnes immortelles, elle suscite émotion et intimidation. C’est donc ici que tout a commencé.


    A quelques kilomètres de là, un autre village porte sa marque historique : Steventon. Il fut berceau de l’écrivain, elle y vécut jusqu’à l’âge de 20 ans. Voilà donc l’église où le père de Jane, pasteur de son état, prêchait tous les dimanches. Une petite église de campagne, posée au pied d’un imposant if, vieux de plus de mille ans. Les pasteurs avaient pris l’habitude de cacher la clé de la bâtisse dans un creux de l’arbre : elle a malheureusement disparu il y a quelques années.


    church.JPGDans l’église, le silence est de mise. Par respect, si ce n’est pour le seigneur des lieux, pour le dieu de la littérature, qui a accueilli en ces murs l’un des écrivains les plus connus de sa génération. L’église est charmante au demeurant. Petite, paisible, lumineuse.





    Plus loin, dans le champ où se trouvait le presbytère de la famille Austen, plus rien ne demeure. Seul un tilleul, planté à l’époque par l’un des frères de Jane, témoigne de son passage ici. Le petit village de Steventon, quant à lui, n’a pas beaucoup évolué depuis le 19ème siècle. Quelques cottages, de nombreux champs. Des paysages que Jane devait connaître par cœur, tant elle affectionnait, tout comme ses héroïnes, les promenades en pleine nature. A-t-elle arpenté ces chemins que je foule à mon tour ? Mon romantisme nostalgique m’envahit à nouveau : j’ose l’espérer.