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De l'écologie dans le monde

  • Comment soutenir le développement du tourisme de nature

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    Aujourd’hui la destination France n’est pas identifiée comme destination de tourisme de nature. La notoriété de certains territoires encore réservée à des spécialistes, à des clientèles de passionnés, ornithologues, photographes animaliers ... ne se traduit pas par une consommation touristique émanant de clientèles diversifiées et quantitativement importantes. Il y a fort à faire. Il y a tout d’abord à assurer la crédibilité de la destination en favorisant une politique active de communication afin de créer l’image et la notoriété auprès des clientèles françaises et étrangères. Le représentant du TO Nature Trek a ainsi souligné par exemple combien l’inscription dans les catalogues est importante pour crédibiliser une destination et attirer l’attention des clientèles...même celle des individuels qui ne passeront pas obligatoirement par leurs services.

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    Par ailleurs des interventions publiques à l’échelle des territoires apparaissent nécessaires pour épauler le développement : tout d’abord à l’évidence, comme plusieurs échanges entre des participants l’ont souligné, pour réunir deux mondes : les opérateurs et prestataires touristiques (hébergeurs, prestataires de loisirs de plein air...) et les naturalistes, (prescripteurs, prestataires potentiels en guidage et médiation nature) qui s’ignorent ou ne savent pas suffisamment comment travailler ensemble pour structurer l’offre et la commercialiser.

    Intervention publique ensuite pour encourager la qualification et l’adaptation des hébergements et des services touristiques existants. La France se caractérise par une multitude de petites structures qui participent certainement à l’attractivité de la destination. Encore faut-il qu’elles soient en capacité de répondre au haut niveau d’exigence en terme de confort, de caractère et de qualité des services. Ainsi le Tourisme de nature étalé sur plusieurs saisons, diffusé sur un territoire, peut-il être facteur déclenchant d’une qualification de l’offre touristique, des hébergements et des services qui sera bénéfique en réalité à des marchés diversifiés.

    Et que la dynamique engagée par des territoires tels que les Parcs Nationaux et les Parcs naturels régionaux, ainsi que les initiatives lancées par des opérateurs touristiques ou par des associatifs trouvent écho et appui auprès des institutionnels.

     

  • Le tourisme rural 

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    Le tourisme durable, c’est d’abord et toujours du développement économique. C’est par cette sacro sainte dynamique de la création d’activités productives que l’on attend le progrès, l’épanouissement de l’homme. En conséquence, le patrimoine naturel et culturel des parcs et autres espaces protégés ne peut pas être considéré autrement que comme une ressource, un capital à fort potentiel touristique (principe n° 1 de la charte). L’existence d’un marché est même considérée comme un mode de valorisation des ressources naturelles. C’est peut-être même une chance (cf. la sauvegarde de la faune africaine dans des parcs justifiés et alimentés par le tourisme ; et plus près de nous, la nouvelle mode des produits du terroir annoncés biologiques). Le tourisme durable est un nouveau fonds de commerce, un nouveau créneau, avec ses produits, ses circuits de commercialisation, sa publicité...

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    Cependant, le tourisme durable innove parce qu’il recommande des pratiques nouvelles (comme le camping nature et esthétique) , en terme environnemental et social. Il suppose bien sûr la préservation du patrimoine naturel (principes 2 et 3). Il reprend le postulat que le tourisme « contribue de manière positive au développement économique local », mais pas à n’importe quelles conditions : il s’oppose implicitement aux implantations ex nihilo, et recommande une intégration dans l’économie locale (principe 4) ; il prône un équilibre entre tourisme et autres activités, dites traditionnelles. Le développement est ici envisagé d’une autre manière, peu intensive, en relation avec les autres activités, dans le respect des touristes et des accueillants. Il reconnaît de nouvelles formes d’emploi, est attentif aux conditions de travail des salariés et à l’accueil des clientèles.

    Le tourisme durable apparaît comme une variété de développement local, respectueux de l’environnement, des hommes, mais c’est toujours du développement économique. Face aux abus et à la perversité du tourisme de masse, les promoteurs du tourisme durable veulent moraliser une activité commerciale, ou mieux, ils ont l’intention, tout au moins dans certaines versions, de redonner du sens à l’activité économique, à remettre l’économie au service de l’homme (Teyssandier, 2000).

    Cette proposition de développement n’est pas simple à mettre en œuvre. Ses promoteurs proposent une stratégie et des méthodes adaptées : « il s’agit d’une approche globale ... qui doit donc se fonder sur un diagnostic complet des besoins d’un territoire et de ses potentiels touristiques » ; « il faut planifier, gérer et évaluer régulièrement »

  • Angleterre : voyage au Hampshire - fin

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    Fin du voyage dans le Hamphire : partie 1 , partie 2 ici.

    Back to the future

    Certes, j’envisageais ce voyage dans le Hampshire comme une balade dans le temps, mais je ne m’attendais pas à me retrouver projetée dans le futur ! Bienvenue à Basingstoke, l’une des plus grandes villes du comté. Des hauts buildings, des tours vitrées, des ponts suspendus. Me voilà cette fois-ci dans un mauvais film d’anticipation des années cinquante. Ce quartier ressemble à tout prendre à l’image que devaient se faire nos grands-parents des villes de l’an 2000. Ne manquent plus que les voitures volantes et le nuage noir de pollution.





    Sur les traces de Jane Austen

    austen.JPGImpossible d’entreprendre un voyage dans le Hamphire sans se retrouver, au détour d’un chemin, face au destin extraordinaire de Jane Austen. En quarante ans de vie et six romans seulement, elle a créé un univers qui s’étend bien au-delà des frontières du pays. Rivalisant Shakespeare lui-même en termes d’adaptations cinématographiques et télévisuelles de ses œuvres, elle a séduit des millions de lecteurs de par le monde. On vient de Paris, Pékin, ou New York pour jeter ne serait-ce qu’un coup œil à la maison qu’elle habita les dernières années de son existence, ici, à Chawton, en plein cœur du comté. Cette maison où elle a écrit et adapté la plupart de ses romans…





    Certes, d’autres villes du Hampshire permettent elles-aussi une petite incursion dans sa vie. A Southampton, quelques plaques commémoratives signalent les lieux qu’elle a fréquentés. Sa maison n’existe malheureusement plus, les bains où elle se rendait ¬– sur une lubie princière, ce port fut un jour station thermale – ont disparu, les rues pavées qu’elle arpentait avec sa famille ont été recouvertes de goudron. Seuls le Dolphin Hotel, où l’un de ses frères l’a amenée danser pour ses 18 ans, et l’église Ste Mary, où le baptême de sa filleule a été célébré, sont encore sur pied.


    De même qu’à Winchester, l’appartement qu’elle a occupé les semaines précédant sa mort, alors qu’elle souffrait d’une maladie qui divise encore les spécialistes. Elle s’était rendue dans l’ancienne capitale dans l’espoir d’y recevoir des soins… En vain. Nul espoir pour le visiteur de pénétrer dans ce lieu où elle a rendu son dernier soupir, dans les bras de Cassandra, sa sœur bien-aimée : il appartient aujourd’hui à des particuliers. Dans la cathédrale, une pierre tombale rappelle simplement qu’elle y est enterrée.


    A Chawton, la modeste demeure de briques rouges où elle vivait avec sa mère et sa sœur offre l’inestimable possibilité de s’immerger dans son monde. Aucune peine à se l’imaginer en train de jouer sur ce piano, de préparer le thé pour sa famille, de gravir cet escalier pour rejoindre la chambre qu’elle partageait avec Cassandra. Quant à la table sur laquelle elle écrivait ses romans, minuscule petite pièce de bois octogonale qui a vu naître ces héroïnes immortelles, elle suscite émotion et intimidation. C’est donc ici que tout a commencé.


    A quelques kilomètres de là, un autre village porte sa marque historique : Steventon. Il fut berceau de l’écrivain, elle y vécut jusqu’à l’âge de 20 ans. Voilà donc l’église où le père de Jane, pasteur de son état, prêchait tous les dimanches. Une petite église de campagne, posée au pied d’un imposant if, vieux de plus de mille ans. Les pasteurs avaient pris l’habitude de cacher la clé de la bâtisse dans un creux de l’arbre : elle a malheureusement disparu il y a quelques années.


    church.JPGDans l’église, le silence est de mise. Par respect, si ce n’est pour le seigneur des lieux, pour le dieu de la littérature, qui a accueilli en ces murs l’un des écrivains les plus connus de sa génération. L’église est charmante au demeurant. Petite, paisible, lumineuse.





    Plus loin, dans le champ où se trouvait le presbytère de la famille Austen, plus rien ne demeure. Seul un tilleul, planté à l’époque par l’un des frères de Jane, témoigne de son passage ici. Le petit village de Steventon, quant à lui, n’a pas beaucoup évolué depuis le 19ème siècle. Quelques cottages, de nombreux champs. Des paysages que Jane devait connaître par cœur, tant elle affectionnait, tout comme ses héroïnes, les promenades en pleine nature. A-t-elle arpenté ces chemins que je foule à mon tour ? Mon romantisme nostalgique m’envahit à nouveau : j’ose l’espérer.

     

  • Une cuisine zen en 10 étapes - suite

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    Eradiquer les livres de cuisine

    On supprime facilement une étagère entière en ne gardant que les recettes que l’on fait vraiment, dans une boîte ou un classeur.

    Pourchasser les machines

    A force d’accumuler hache-légumes, aiguise couteaux, chauffe-plats, friteuse et cie, on se sent parfois comme chez un électricien. Faut-il vraiment tout cela pour manger bien? On peut tout aussi bien découper les biscuits avec un rond de verre et couper les herbettes aux ciseaux. Les grands chefs, eux, font un max de trucs à la main.

    Virer les SDF

    Les Sans Domicile Fixe sont, pour Dominique Loreau, tous ces bidules sans fonction précise mais qui pourraient servir un jour. Des exemples? Un bouchon de liège, un bout de ficelle, des coquilles d’escargots, un couvercle de pot… La plupart d’entre nous en possèdent un tiroir entier.

    Oublier les sacs en plastique

    Plutôt que de se demander où entreposer et comment réutiliser les divers sachets en plastique, on commence par ne pas en ramener chez soi, en privilégiant le marché, panier au bras.

    Revoir son plan boissons

    Adieu les diverses eaux gazeuses, on garde de la bonne eau du robinet avec quelques sirops. Pour les boissons chaudes, on utilise un sachet de thé à la fois plutôt de d’avoir un choix mirifique de parfums… éventés. On procède de même pour les contenants: pas besoin d’avoir une tasse à tisane ET une tasse à thé.

    Recevoir en toute simplicité

    Plutôt que de servir du caviar dans le seau d’argent idoine ou des asperges sur des assiettes ovales, on prévoit surtout de grands plats simples: pot-au-feu, curry, etc. Souvent, c’est aussi meilleur…

     

     

  • Une cuisine zen en 10 étapes

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    Pour en finir avec des placards encombrés,
    voici une méthode radicale pour tout reprendre à zéro. Courage!

    AnDy n’est pas du genre à y aller avec des pincettes : sa vision de la maison est un havre de paix sans rien qui dérange l’œil, rien qui puisse prendre la poussière ou rester en désordre. Un éloge du vide, en quelque sorte. La dame a d’ailleurs vécu au Japon, où elle s’est convertie à l’art du dépouillement et de la légèreté. Elle transmet aujourd’hui sa conviction en une série de livres, que les extrémistes prendront à la lettre. Mais nous gagnerions toutes à lui emprunter quelques principes de désencombrement. Voici donc ce qu’elle recommande pour métamorphoser votre cuisine en temple de la zénitude.

    Vider le garde-manger

    et ne jamais le re-remplir. On ne garde que l’huile, le vinaigre, le sel et le poivre et on achète tout le reste au jour le jour, pour une fraîcheur maximale. Et, accessoirement, des économies maximales, puisqu’on évite ainsi de devoir jeter des produits périmés entreposés «pour le cas où».

    Rationaliser le congélateur

    Plutôt que d’entasser d’improbables provisions, prévoir un seul congélateur, si possible hors de la cuisine, pour y entreposer, en saison, les fruits et légumes excédentaires.

    Compter vos convives

    Combien de personnes invitez-vous régulièrement ? Huit ? Alors pourquoi diable garder des assiettes en piles et piles et des plats de service à la douzaine. Si 8 est votre chiffre, ne gardez que 8 pièces de chaque type de vaisselle: un bol, un verre à vin, une assiette creuse, etc. On lave et range ainsi forcément au fur et à mesure et tout le service tient en très peu de place. Vous organisez une grande fête chaque année ? Et bien louez de la vaisselle, le temps d’une soirée.

    Trier les ustensiles

    Une cuisinière normale a besoin de: une ou deux poêles, un chinois (qui officie aussi comme passoire et panier à salade), une marmite, un moule à tarte, un moule à gâteau, un verre mesureur, un grand bol, un minuteur, quelques couverts (louche, spatule, un bon couteau) et une planche à découper. Tout le reste n’est que superflu… Bon, nous, on se permet d’ajouter une cafetière à cette liste.

    à suivre...